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Anderson, une arrivée qui a du poids !

Le 18.06.2019 par NSOL31

18 juin 1999. L'Olympique Lyonnais frappe un très grand coup sur le marché des transferts : Sonny Anderson, le buteur du Barça, arrive entre Rhône et Saône !

Un transfert incroyable

Tous les lyonnais d'au moins quarante ans s'en souviennent comme si c'était hier. Le 18 juin 1999, l'impensable se produit. Sonny Anderson, qui reste sur deux saisons au FC Barcelone, signe à l'Olympique Lyonnais. Après deux exercices à plus de dix buts en Espagne - une performance beaucoup moins courante à l'époque -, celui qui deviendra « Sonnygoal » signe dans un club qui ne compte alors que des Coupes de France à son palmarès. Une performance incroyable de la part du président Jean-Michel Aulas. Qui aurait pensé qu'un « modeste club de province » parviendrait un jour à attirer le numéro neuf d'un des plus grands clubs du monde ? En effet, en France, personne n'imagine alors l'Olympique Lyonnais capable d'attirer un attaquant qui est alors un des buteurs les plus racés du continent, et est régulièrement appelé dans une sélection brésilienne qui compte du beau monde en attaque, avec entre autres Ronaldo, Bebeto ou encore Romario. Et il faut l'avouer, la performance à tout d'un tour de main. 

Surtout, Sonny Anderson n'est alors pas du tout en pré-retraite. Il n'a que vingt-huit ans, et le FC Barcelone l'a recruté deux saisons plus tôt pour 125 millions de francs ! Il vient alors d'être élu Étoile d'Or par France Football et meilleur joueur du championnat de France en 1997. Avec Marseille et Monaco, il marque plus de quatre-vingt buts en cent-quarante matchs, et il représente un des attaquants les plus cotés d'Europe.

Bref, en finalisant Sonny Anderson - de son vrai nom Anderson da Silva -, l'Olympique Lyonnais de Jean-Michel Aulas rentre dans une nouvelle ère. Une ère où les brésiliens mèneront le bal, à travers notamment l'iconique Juninho, mais aussi Cris, Caçapa, Fred ou encore Nilmar. Si l'Olympique lyonnais est devenu ce qu'il est, c'est aussi grâce à ce transfert de 120 millions de francs; une fortune à l'époque. Mais surtout, ce transfert n'est pas qu'une simple transaction financière...

Un véritable succès sportif

Il est aussi un véritable succès sportif. Car en prenant le pari Sonny Anderson, le club réalise non seulement un énorme coup financier et d'image, mais aussi une incroyable progression sportive. Placé à la pointe de l'attaque lyonnaise, Sonny Anderson est de cette équipe qui commence à peine à renverser le championnat de France. D'abord avec deux places sur le podium et une Coupe de la Ligue ; puis avec les deux premiers titres de champion de France de Lyon. Brassard de capitaine autour du bras, il séduit les supporters par sa hargne, sa fougue et sa soif de vaincre. Le tout combiné à une élégance hors du commun.

Ses buts restent dans les annales. Il est notamment à la conclusion d'une des plus belles actions collectives de l'histoire du club rhodanien. Lors d'un fameux 3-3 face à l'Inter de Milan, il inscrit en effet une banderille d'anthologie. Peu de mots peuvent décrire réellement ce but, où les enchaînements de passes sont si rapides qu'à peine un nom prononcé, la balle a déjà parcouru une dizaine de joueurs.

Bref, Sonny Anderson a tout d'un buteur racé, et les plus fervent aficionados des Gones, qui le voient marquer quasiment une centaine de fois en quatre saisons, témoignent à Anderson leur gratitude. Car à Lyon, on sait recevoir ses anciennes légendes, Anderson peut en témoigner. La banderole des Bad Gones « Lyon en a rêvé, Sonny l'a fait » pour le jubilé du brésilien n'en est qu'un exemple parmi tant d'autres.

Un succès humain

Mais si l'aventure Sonny Anderson en terres rhodaniennes a été réussie, c'est aussi parce que le joueur a donné du sien sur le plan extra-sportif. Lors d'une interview donnée à Hugo Guillemet pour Le Libéro Lyon en mars 2015, Sonny Anderson confiait lui-même avoir intimement lié son destin à celui de l'OL.

Aujourd’hui, partout où on parle de moi, on parle de moi comme d’un Lyonnais. Et c’est normal ! J’ai passé quatre ans au club. Même si j’ai du respect pour Marseille et Monaco, ça m’a moins marqué. À Lyon, on a construit quelque chose ensemble, on a gagné ce premier titre. Puis je suis revenu dans le staff, j’ai fait mon jubilé à Gerland… Je suis lié au club. J’ai aussi de très bons amis, que je vois encore aujourd’hui, qui font partie des Bad Gones. J’ai créé beaucoup d’amitiés qui resteront. Et puis je suis toujours installé à Lyon, j’y ai toute ma vie. Les moments les plus forts de ma carrière, je les ai vécus ici.

Alors près de vingt ans après son arrivée, Sonny Anderson reste comme l'un des joueurs les plus marquants passés par l'Olympique Lyonnais. Et à l'heure de faire les comptes, on se range bien à l'avis que quand même, il était très fort, Sonny.

À propos de l'auteur

Cet article a été rédigé par NSOL31, membre du Café du Commerce OL.