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Le Derby arrive : ça va péter !

Le 22.11.2018 par OL_ympique

Le 23 novembre prochain n'est pas un jour comme les autres. Si vous vous demandez pourquoi, cet article n'est pas fait pour vous. Sinon, bonne lecture !

La tension monte

L'avant Derby, c'est ce moment si spécial où la tension monte. Cette fois-ci, la période aura duré un bon bout de temps grâce à la trêve internationale. Des petites phrases, comme celle de Memphis Depay juste après son très bon match en sélection contre l'Équipe de France, viennent rappeler que l'échéance approche et surtout à quel point elle est cruciale.

Un Derby, ça se gagne !

Ce Derby sera le 117ème de l'Histoire, et plus précisément le 105ème en Ligue 1. Malheureusement, le bilan général du Derby n'est pas à la faveur des Lyonnais : ils se sont inclinés 43 fois dont 38 en Ligue 1, pour 41 victoires dont 35 dans l'élite française. On a aussi eu droit à des matchs nuls, 32 en tout, dont 31 en Ligue 1, et notamment celui de la saison dernière en février 2018 à Lyon, qu'il s'agira de faire oublier.

Sur les 6 derniers Derbys, l'OL a battu 3 fois son rival. L'écart entre les 2 formations s'est resserré, et les matchs en sont d'autant plus de grande qualité. On se souviendra tout de même particulièrement du Derby on ne peut moins déséquilibré du 5 novembre 2017, gagné 5-0 à Saint-Étienne dans une ambiance ultra-bouillante. Car même si on demande à voir du spectacle comme jamais dans ces matchs si spéciaux, on demande aussi et surtout de belles victoires ! On ne le dira jamais assez : un Derby, ça se gagne !

Malgré la belle victoire -historique d'ailleurs- il y a tout juste un an, le dernier Derby en date a été beaucoup moins... joyeux. L'ambiance était au rendez-vous mais le spectacle ne s'est pas propagé sur le terrain. Il y a eu un beau but de Mariano certes, mais pas assez de jeu, pas assez de combativité, des choix tactiques douteux de Bruno Genesio, une blessure de Nabil Fekir, et surtout un but de Mathieu Debuchy dans les ultimes instants du match. Bref, un Derby pas à la hauteur, comme rarement.

Ah, le Derby...

Ah, le Derby... c'est quand même quelque chose. Et encore, c'est peu dire.

Si les Derbys sont rarement des mauvais matchs, et si souvent des matchs mythiques, c'est que la rivalité qui les définit les rend extraordinaires. Ce 23 novembre sera ainsi une journée et surtout une soirée hors du temps, comme tous les jours et soirs de confrontation entre Lyonnais et Stéphanois dans la grande et belle histoire du Derby et du football français. La Terre ne s'arrête pas de tourner, mais c'est tout comme. Les supporters ont noté les deux dates si précieuses à leurs yeux dans leur agenda, ne voulant pas rater ces affiches qui bien souvent restent ensuite à jamais marquées dans leur mémoire. Dirigeants, staff et joueurs savent eux-aussi que ces deux moments marqueront leur saison, si ce n'est leur carrière. Chaque Derby se prépare, s'attend, puis il reste (plus ou moins) dans l'histoire. Il se joue, sur le terrain, en tribunes, devant une télévision, dans des bars. Quoi qu'il en soit, rien n'est normal avant et après, mais surtout, rien n'est normal pendant. Ou plutôt, les normes changent : on n'attend pas d'un Derby ce qu'on attend d'un autre match de foot. Même une finale de Ligue des Champions n'aurait pas la même saveur, à moins que celle-ci soit un jour une affiche OL - ASSE (ce qui est très improbable, vous le reconnaîtrez, nos amis stéphanois devant d'abord apprendre à se qualifier en C1 pour avoir la possibilité de nous y affronter).

En fait, le Derby n'est même pas « un » derby. C'est « LE » Derby. Ah, le Derby...

Un contexte (encore une fois) spécial

Sous Genesio, cela n'est pas la première fois que le Derby se fait dans un contexte spécial. Ainsi, avant la victoire de l'OL à Saint-Étienne en novembre 2017, tout n'allait pas pour le mieux. Et cette fois-ci, on peut clairement en dire autant.

Lyon ne rassure pas dans le jeu, et n'est pas assez performant en termes de résultats. Au classement, les Gones sont 4èmes avec 24 points pris en 13 journées, alors que l'ASSE pointe tout juste derrière, avec 23 points. Devant, on ne parlera pas du PSG, qui sur-surnage. Lille par contre, est atteignable, tout comme Montpellier, avec respectivement 26 et 25 points. Perdre, se serait blesser l'Institution dans sa globalité, à la vue de l'enjeu premier du Derby, l'honneur. Mais ce serrait aussi s'éloigner encore de la seconde place qui doit être celle de l'OL en Ligue 1, et se compliquer la tâche (ce qui est devenu une spécialité lyonnaise sous Genesio, pourrions-nous dire). Un 7ème match sans victoire en 10 rencontres successives TCC ne sera pas le bienvenu, car il n'est pas envisageable de provoquer une nouvelle déception de taille chez les supporters.

Si, comme dit plus haut, un Derby doit être joué pour être remporté, une victoire ce vendredi 23 novembre 2018 est donc encore plus impérative. Bien-sûr, il faut relativiser ce contexte qui n'est pas vraiment synonyme de surplus de confiance pour les joueurs, car l'aspect extraordinaire du match effacera très certainement les problèmes actuels. Comme si l'OL repartait de zéro avant de remettre les pendules à l'heure une fois le coup de sifflet final effectué. Néanmoins, c'est beaucoup plus que l'honneur qui devra être sauf samedi 24 novembre au matin. Il faudra compter sur la capacité qu'a l'OL depuis plusieurs années maintenant à se transcender lors de grandes rencontres, pour ajouter un beau souvenir de plus à une collection qui, mine de rien, a très belle allure (presque autant que la collection de déceptions en tous cas...).

Nous sommes l'Olympique Lyonnais !

Un article spécial pour un match si spécial ne pouvait se finir trop traditionnellement. Il se finira donc sur ces quelques mots :

Lopes, Gorgelin, Mendy, Marçal, Denayer, Marcelo, Morel, Mbiwa, Solet, Rafael, Dubois, Tete, Tousart, Ferri, Diop, Aouar, Ndombele, Fekir, Terrier, Cornet, Traoré, Dembélé, Memphis.

Ces joueurs sont l'Olympique Lyonnais. Certains d'entre eux ne seront pas sur le terrain, d'autres même pas dans le groupe. Et puis, on pourra toujours dire que certains n'ont pas leur place. Mais lors du Derby, ce n'est pas les joueurs qui comptent, c'est l'équipe, ou plutôt toute l'Institution OL. Avec les joueurs mais aussi avec chaque personnage de la vie du club, supporters compris, nous sommes l'Olympique Lyonnais. Même dans la difficulté, mais surtout lors des plus belles victoires. Vivement le Derby... et allez l'OL !

À propos de l'auteur

Cet article a été rédigé par OL_ympique, membre du Café du Commerce OL.